Identification du poste (numéro de référence) : 17882
Intitulé du poste : JPO – Chargé(e) de projet (Migration, Environnement et Changement climatique) – (Nationaux belges uniquement)
Ville du lieu d’affectation : Bujumbura
Pays du lieu d’affectation : Burundi
Grade : P-2
Type de contrat : Durée déterminée (1 an avec possibilité de prolongation) – jusqu’à 3 ans
Type de recrutement : Professionnel
Type de vacance : Avis de vacance
Durée initiale : 1 an avec possibilité de prolongation
Date de clôture : 27 janvier 2026 (23h59, heure locale de Genève, Suisse)

Introduction :
Créée en 1951, l’OIM est une organisation apparentée des Nations Unies et, en tant qu’agence chef de file des Nations Unies dans le domaine de la migration, elle travaille en étroite collaboration avec des partenaires gouvernementaux, intergouvernementaux et non gouvernementaux. L’OIM se consacre à la promotion d’une migration humaine et ordonnée au bénéfice de tous. Elle le fait en fournissant des services et des conseils aux gouvernements et aux migrants.

L’OIM s’engage à garantir un environnement de travail dans lequel tous les employés peuvent s’épanouir professionnellement, tout en œuvrant à exploiter pleinement le potentiel de la migration.

Contexte :
L’OIM reconnaît l’urgence de traiter les liens entre le changement climatique, les aléas naturels, les déplacements et la migration, et de développer des solutions durables qui renforcent la résilience et protègent les droits et le bien-être des populations affectées. L’OIM est la première agence des Nations Unies et organisation internationale à avoir créé, en 2015, une Division Migration, Environnement et Changement climatique (MECC), dédiée au lien migration-environnement. Les objectifs de la Division MECC sont les suivants : prévenir autant que possible les déplacements forcés résultant de facteurs environnementaux ; fournir assistance et protection aux populations affectées lorsque des migrations forcées se produisent et rechercher des solutions durables ; faciliter la migration comme stratégie d’adaptation au changement climatique et renforcer la résilience des communautés affectées.

Le Burundi est très vulnérable aux impacts négatifs du changement climatique, qui exacerbent les défis existants liés aux déplacements et à la migration. Les changements des régimes climatiques, notamment les inondations, la fréquence accrue des aléas et la dégradation de l’environnement, ont de graves conséquences sur les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et le bien-être des communautés. Ces facteurs liés au climat contribuent de manière significative aux déplacements de population et à la migration à l’intérieur du pays et au-delà des frontières.

L’OIM est présente au Burundi depuis 2010 et contribue au renforcement des capacités du Gouvernement pour faire face aux défis migratoires et maximiser les bénéfices de la migration. En 2019, l’OIM a été sélectionnée comme chef de file du Pilier 4 de l’UNDAF Burundi (2019-2023), axé sur la réduction des risques de catastrophes, l’adaptation au changement climatique et la préservation des écosystèmes, et continue d’en être le co-chef de file dans le cadre du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2023-2027.

Le portefeuille programmatique de l’OIM Burundi comprend des interventions en Migration, Environnement et Changement climatique, Adaptation au climat et Réduction des risques de catastrophes, en coordination avec le Ministère de l’Environnement, la Plateforme nationale de prévention des risques et de gestion des catastrophes, ainsi que d’autres acteurs et agences des Nations Unies concernés. L’OIM Burundi est également co-chef de file du secteur de la réponse d’urgence Abris et Articles non alimentaires.

Au niveau national, l’OIM Burundi fournit au Gouvernement, ainsi qu’aux communautés humanitaire et de développement, des outils de données, notamment une carte multi-risques par commune et l’Indice de stabilité, afin d’analyser la stabilité et les tendances de déplacement et de retour et d’éclairer les recommandations programmatiques.

Une coordination étroite avec les pays riverains du lac Tanganyika et de la région des Grands Lacs, notamment la Tanzanie et la République démocratique du Congo, est essentielle pour la programmation MECC. La nature interconnectée des écosystèmes et les risques partagés exigent des efforts coordonnés pour garantir une réponse efficace et rapide aux catastrophes et renforcer la stabilité régionale.

Sous la supervision générale du Chef de mission et la supervision directe du Coordonnateur de programme à Bujumbura, et en coordination avec les unités concernées et les spécialistes thématiques régionaux à Nairobi, le Chargé de projet Migration, Environnement et Changement climatique sera responsable de l’appui technique, administratif et logistique, ainsi que de la coordination du développement, de la mise en œuvre, du suivi et du reporting des activités MECC au sein du Bureau pays.

Responsabilités :
Coordonner la mise en œuvre des politiques et programmes MECC, y compris le suivi budgétaire, administratif et technique, conformément aux procédures de l’OIM.
Appuyer la conception et la mise en œuvre d’activités de collecte de données et de recherche reliant migration, environnement et changement climatique.
Contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques et recommandations stratégiques et programmatiques au Burundi.
Contribuer à l’intégration transversale du MECC dans les domaines programmatiques de l’OIM.
Maintenir des partenariats solides avec les entités gouvernementales, les agences des Nations Unies et les autres parties prenantes.
Soutenir la coordination régionale et la collecte d’informations pour le reporting régional.
Appuyer la promotion des initiatives MECC par la rédaction de rapports, propositions, notes d’information et supports de communication.
Appuyer la gestion du personnel, des consultants et des partenaires de mise en œuvre, et organiser des activités de renforcement des capacités.
Participer à des conférences, ateliers, comités de pilotage et groupes de travail techniques.
Effectuer des déplacements professionnels selon les besoins.
Exécuter toute autre tâche pertinente confiée.

Éléments de coaching et d’apprentissage :
Le Jeune professionnel acquerra une expérience au sein d’une organisation des Nations Unies, développera une connaissance approfondie des politiques migratoires régionales, des institutions européennes, des opérations de l’OIM, renforcera ses compétences rédactionnelles, analytiques et de négociation, et gagnera une expérience de travail avec des institutions gouvernementales, non gouvernementales et onusiennes.

Qualifications :
Nationalité belge.
Diplôme de master.
Minimum de deux ans d’expérience professionnelle pertinente.
Âgé de 32 ans maximum au 31 décembre de l’année de candidature.

Langues :
La maîtrise de l’anglais est requise. Une connaissance professionnelle du français est fortement souhaitable. La connaissance d’une autre langue officielle des Nations Unies constitue un atout.

Notes finales :
Ce poste s’inscrit dans le cadre du programme des Jeunes professionnels financé par la Belgique. La nomination est soumise aux exigences médicales, de sécurité et de visa. L’OIM applique une politique de tolérance zéro à l’égard de toute forme d’abus, de harcèlement ou de discrimination. Aucun frais n’est exigé à quelque étape que ce soit du processus de recrutement. Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.

Comment postuler :
Les candidats intéressés sont invités à soumettre leur candidature via la plateforme IOM Career Gateways ici : https://fa-evlj-saasfaprod1.fa.ocs.oraclecloud.com/hcmUI/CandidateExperience/en/sites/CX_1001/job/17882au plus tard le 27 janvier 2025.