1. PRESENTATION DU PROJET


1.1. Présentation des organisations (demandeur principal et codemandeurs)

1.1.1. Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement – Terre Solidaire

Le CCFD-Terre Solidaire (https://ccfd-terresolidaire.org/) est une ONG française de Développement et de Solidarité qui intervient dans plus de 45 pays dans le monde.

Au Tchad, le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires dans la zone inscrivent leurs actions dans le cadre stratégique du « Programme Paix et Vivre ensemble » développé depuis 2013 dans la sous-région (et financé principalement par le CCFD-Terre Solidaire), fondé sur le renforcement de la résilience des communautés et sociétés rurales dans les territoires et la construction de sociétés fraternelles basées sur des valeurs citoyennes et sur la richesse et la diversité des identités culturelle, religieuse et sociale. Le CCFD-Terre Solidaire et ACORD-Tchad (ex-Programme d’ACORD au Tchad) soutiennent en partenariat des actions auprès des populations les plus vulnérables et les plus marginalisées au Tchad depuis une vingtaine d’années avec la même priorité : permettre à tous les citoyens de jouir de leurs droits, de s’acquitter de leurs responsabilités et d’obtenir la justice sociale et le développement

 

1.1.2. ACORD-Tchad

ACORD Tchad est une organisation non gouvernementale développement. Initialement établie comme une organisation non gouvernementale internationale, elle a commencé ses interventions au Tchad depuis 1987 dans le département de Dababa, province du Hadjer Lamis (ancienne rattaché à la sous-préfecture de Bokoro). En juin 2019, ACORD est devenue une organisation non gouvernementale tchadienne, tout en poursuivant sa mission de promouvoir du développement durable, de la paix et de la résilience des communautés.

Aujourd’hui, ACORD Tchad met en œuvre ses programmes dans plusieurs provinces du pays, notamment le Lac Tchad, le Kanem, le Hadjer Lamis, le Chari Baguirmi et Guéra). Ses interventions portent principalement sur le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la résilience des communautés face aux changements climatiques , la consolidation de la paix et la cohésion sociale, le développement local participatif, la valorisation des chaînes de valeur et l’économie verte , la promotion de l’égalité de genre et la lutte contre les violences basées sur le genre ainsi que la gouvernance locale, la participation citoyenne et le plaidoyer en faveur d’un développement inclusif et durable.

ACORD Tchad œuvre pour l’émergence de communautés résilientes, inclusives et prospères, capables d’assurer durablement leur sécurité alimentaire et nutritionnelle, de vivre dans la paix et la cohésion sociale, et de faire face aux effets de changements climatiques. A travers une approche fondée sur les droits, le partenariat et la participation citoyenne, ACORD Tchad s’engage à renforcer la résilience des populations, à promouvoir une gestion concertée et durable des ressources naturelles, à prévenir et lutter contre toutes formes de violence basées sur le genre, et de favoriser une gouvernance locale inclusive.

L’organisation place également le plaidoyer, le développement d’alliances stratégiques avec les acteurs publics, communautaires et les organisations de la société civile, notamment les plateformes paysannes, ainsi que le renforcement des capacités communautés, au cœur de son action afin de contribuer à un développement durable, équitable et à une paix durable au Tchad.

C’est pourquoi, ACORD met en œuvre plusieurs projets avec des partenaires nationaux et internationaux, notamment le projet d’Appui à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à la consolidation de la paix durable (GMV), ainsi que le projet de Redressement économique, sociale inclusif dans la province du Lac Tchad (RESILAC 2). Elle travaille également avec des partenaires stratégiques et financiers tels que le CCFD Terre Solidaire, Agence Française de Développement (AFD) et Union Européenne (EU), la Facilité Sahel et la FAO.

1.1.3. Partenaires locaux de mise en œuvre

Le projet est mis en œuvre en étroite collaboration avec des organisations communautaires tchadiennes :

  • Les plateformes intercantonales de développement de Dababa et de Dahab Safi : elles animent les cadres de concertation cantonale et regroupent l’ensemble des acteurs sociaux et économiques pour une gestion concertée des ressources naturelles et le développement local.
  • La plateforme KAWTAL : elle regroupe 9 organisations d’éleveurs, dont 2 spécifiquement d’éleveurs transhumants. Elle facilite la mobilisation des communautés pastorales et contribue à la mise en œuvre des activités pastorales.
  • Le réseau des organisations féminines de Dababa : il appuie la mobilisation des femmes et la mise en œuvre des activités liées au genre.



1.2. Contexte et justification du projet

Le projet cible les provinces du Lac Tchad (19 935 km²), d’Hadjer-Lamis (31 426 km²) et du Chari Baguirmi (45 432 km²), dont la population cumulée est estimée à environ 1 069 000 habitants. Cette région est confrontée à des défis multidimensionnels :

  • Insécurité alimentaire et nutritionnelle chronique : selon l’ENSA 2021, 39,7% des ménages sont en insécurité alimentaire. La prévalence de la malnutrition aigüe globale est de 10% au niveau national, atteignant 15% dans la province du Lac. Les rendements agricoles sont faibles et les stocks de vivres ne couvrent les besoins des ménages que durant 4 mois en moyenne.
  • Changements climatiques et dégradation des ressources naturelles : les provinces sont situées dans la zone sahélienne, sur le tracé de la Grande Muraille Verte, et subissent des sécheresses récurrentes, des inondations et une forte érosion éolienne. La superficie du Lac Tchad a diminué de plus de 90% depuis 1960, impactant les moyens de subsistance des populations.
  • Conflits liés à l’accès aux ressources naturelles : la compétition pour l’accès à l’eau et aux pâturages génère des tensions entre agriculteurs et éleveurs. En 2021, ces affrontements ont causé la mort de 309 personnes et des milliers de déplacés. L’absence de dispositifs de régulation consensuelle aggrave ces conflits.
  • Fragilité sécuritaire et mouvements de population : le Tchad est exposé à des crises dans les pays voisins (Cameroun, Libye, Nigéria, RCA, Soudan), générant des flux de déplacés et de réfugiés.
  • Faible structuration des filières protéines végétales : les filières arachide, niébé et spiruline, pourtant adaptées au milieu et à fort potentiel nutritionnel et économique, sont peu structurées et sous-valorisées.

Le projet propose une approche intégrée combinant actions d’urgence, renforcement de la résilience, gouvernance des ressources naturelles et développement de filières, en phase avec les politiques nationales (PNA, Stratégie GMV, PND, etc.).


1.3. Description du projet

Le projet « Appui à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à la consolidation de la paix durable dans les provinces du Lac Tchad, Hadjer Lamis et du Chari Baguirmi » est mis en œuvre par le consortium CCFD-Terre Solidaire/ACORD Tchad, avec le soutien financier de l’Agence Française de Développement (AFD) dans le cadre de l’appel à projets de la Grande Muraille Verte (GMV). Il s’étend sur 36 mois et couvre 5 départements et 11 cantons répartis dans les 3 provinces.

Veuillez trouver plus de détails dans les Termes de référence en pièce jointe.

2. DESCRIPTION DE LA PRESTATION


2.1. Objectifs de l’évaluation

Conformément aux obligations du bailleur (AFD), la présente évaluation finale a pour principal objectif de formuler un jugement crédible et indépendant sur les questions clefs que soulèvent le bien-fondé (pertinence), la mise en œuvre (efficience) et les effets du Projet (efficacité, impact et durabilité).


L’évaluation devra donc :

  • Analyser la cohérence et la pertinence ayant conduit à l’élaboration de l’action, des objectifs, des modalités opérationnelles (stratégie d’intervention), et des résultats attendus au regard des besoins des populations et du contexte local et national.
  • Évaluer qualitativement et quantitativement la mise en œuvre du projet : efficience et efficacité de la mise en œuvre, appréciation des résultats par rapport aux objectifs/résultats attendus et des effets/impacts du projet. Il s’agira sur le plan quantitatif de mesurer le niveau d’atteinte des indicateurs du cadre logique. Sur le plan qualitatif, l’évaluation devra accorder une importance particulière à :
    • L’ancrage du projet et l’appropriation par les bénéficiaires ;
    • La participation inclusive des femmes et des jeunes ;
    • L’implication des services techniques étatiques (CPA/CDA) et des autorités locales ;
    • L’évolution des relations entre agriculteur.rices et éleveur.euses et la gestion concertée des ressources.
  • Analyser la durabilité des résultats obtenus (comités de gestion, conventions locales, mécanismes de concertation, coopératives) et identifier les conditions de leur pérennisation, en lien avec le transfert de compétences réalisé.
  • Apprécier les relations partenariales au sein du consortium et avec les partenaires locaux (notamment les plateformes et organisations communautaires), ainsi que le dispositif de pilotage et gestion du projet et son impact sur l’atteinte des résultats.
  • Dans une perspective d’apprentissage, identifier et formaliser les facteurs clés de succès, les obstacles rencontrés, les innovations et les bonnes pratiques qui pourront être capitalisées et diffusées pour de futures interventions. Il s’agira de comprendre les dynamiques de changement et d’en tirer des enseignements.
  • Formuler des recommandations concrètes et opérationnelles pour de futures interventions, en priorisant les axes de poursuite au vu des résultats les plus pertinents obtenus.


2.2. Questions évaluatives et axes d’analyse

La liste des questions ci-dessous est indicative. L’équipe d’évaluation est invitée à les préciser et à les compléter dans sa note de cadrage, en fonction des spécificités du projet, des données disponibles et des priorités qui émergeront lors de la phase documentaire. Elle pourra notamment décliner certaines questions par résultat ou y ajouter des sous-questions opérationnelles.


2.2.1 Pertinence

  • Le projet était-il pertinent face aux besoins réels des populations, au contexte local (notamment sécuritaire et climatique) et aux politiques nationales (Stratégie GMV, PND) ? Les choix stratégiques (approche Nexus, territoriale, filière) étaient-ils adaptés ?


2.2.2 Efficacité

  • Dans quelle mesure les résultats du projet ont-ils été atteints, en se référant aux indicateurs du cadre logique ? Pour les écarts constatés, quelles en sont les principales raisons (contraintes administratives, climatiques, etc.) ?
  • Les dispositifs de gestion concertée mis en place (conventions locales, comités de prévention, instances de concertation) sont-ils opérationnels et reconnus par les acteurs locaux ? Ont-ils contribué à réduire les conflits liés à l’accès aux ressources ?


2.2.3 Efficience

  • Les ressources humaines, financières et matérielles ont-elles été utilisées de manière optimale, compte tenu des contraintes rencontrées (pénuries de carburant, retards administratifs, inondations) ? La coordination du consortium a-t-elle été efficiente ?


2.2.4 Impact

  • Quels sont les principaux effets du projet (positifs et négatifs, attendus et inattendus) sur la sécurité alimentaire, les revenus, l’autonomisation des femmes et des jeunes, et la cohésion sociale ?
  • Le projet a-t-il contribué à un changement durable des pratiques agricoles et pastorales (adoption de techniques agroécologiques, gestion concertée des ressources) ?


2.2.5 Durabilité

  • Quelles sont les chances de pérennisation des acquis du projet (conventions locales, comités de gestion, coopératives, pratiques agroécologiques, fonds rotatifs) après la fin du financement ?
  • La stratégie de sortie a-t-elle été préparée et mise en œuvre ? Les capacités des acteurs locaux (CPA, CDA, organisations communautaires) ont-elles été renforcées pour assurer la continuité ?


2.2.6 Capitalisation et apprentissage (angle d’analyse transversal)

  • Quelles sont les principales innovations et bonnes pratiques développées par le projet (ex : approche de gestion concertée, structuration des filières, modèles de financement) qui pourraient être diffusées à d’autres territoires ou acteurs ?
  • Quelles sont les principales leçons apprises sur les dynamiques de changement, en particulier sur la participation des femmes et la prévention des conflits ? Ces leçons ont-elles été intégrées par les acteurs du projet ?


2.3. Méthodologie proposée

L’équipe d’évaluation devra adopter une approche participative et mixte, combinant des méthodes quantitatives et qualitatives, et intégrant une perspective de capitalisation dans l’analyse. La méthodologie devra permettre de recueillir les points de vue de manière équilibrée et impartiale.


2.3.1. Travail documentaire

  • Une revue documentaire (documents de projet, études, diagnostics, données de suivi-évaluation, produits de capitalisation, rapports). Il s’agit d’assurer une connaissance fine du projet (objectifs, résultats attendus, activités, stratégie de mise en œuvre) et son déroulement à travers l’exploitation des rapports d’activités disponibles.
  • Une cartographie des parties prenantes.
  • Une séance de briefing avec l’équipe de la GMV pour exposer la méthodologie, collecter les informations, recueillir toute la documentation nécessaire. Dans cette étape, il sera question de discuter des méthodes d’échantillonnage à utiliser, d’examiner le plan de travail, d’arranger la logistique, de réviser la documentation disponible, de cadrer l’étendue du travail et de discuter du plan du rapport à produire.


Cette première étape de travail documentaire et d’échanges donnera lieu à la rédaction par l’équipe d’évaluateurs d’une note de cadrage de la mission sur le terrain. Ce document précisera la compréhension des TdR, les questions évaluatives à approfondir, les hypothèses de travail, la méthodologie détaillée (outils, échantillonnage), le planning.


2.3.2. Travail de terrain

  • L’analyse des données de suivi pour mesurer l’atteinte des indicateurs. Si nécessaire, réalisation d’une enquête auprès d’un échantillon de bénéficiaires pour mesurer des changements non capturés par le suivi
  • La réalisation d’entretiens (structurés et semi structurés) avec les principales parties prenantes du projet aussi bien relevant de l’équipe de mise en œuvre, des bénéficiaires, des groupes cibles et des partenaires administratifs, techniques et/ou financiers impliqués dans la mise en œuvre du projet ;
  • Des visites sur le terrain ;
  • Une réunion de restitution avec l’équipe du projet, le dernier jour de la mission. Sur la base d’un mémo de mission, l’équipe d’évaluateurs animera une réunion de restitution autour des résultats préliminaires. Durant la réunion, des questions et des commentaires/suggestions seront soulevés concernant les conclusions du rapport préliminaire.


2.3.3. Restitution et rapport final

  • Rédaction d’un rapport provisoire qui intègre les commentaires de la restitution avec l’équipe du projet
  • Soumission du rapport provisoire pour commentaire, à ACORD Tchad et au CCFD-Terre Solidaire
  • Rédaction et soumission du rapport final, à ACORD Tchad et au CCFD-Terre Solidaire


Les résultats et les recommandations de l’évaluation seront rendus publics et seront notamment transmis à l’AFD, bailleur de fonds de ce projet. Une session de restitution auprès de l’AFD est attendue.


L’équipe d’évaluation devra adopter une démarche d’animation la plus participative possible (temps collectif, focus group) afin de s’assurer une exhaustivité des points de vue et de garantir la pertinence des recommandations. L’équipe du projet pourra faciliter la rencontre des acteurs et les visites de terrain.


2.3.4. Documentation à consulter

Une fois le/la consultant.e sélectionné.e et le contrat signé, les documents suivants pourront lui être transmis pour la réalisation de l’évaluation :

  • La convention de financement avec l’AFD et l’avenant ;
  • La note de projet ;
  • Le cadre logique du projet ;
  • Les rapports d’activités techniques et financiers (annuels) ;
  • Les rapports d’activités de formation, de sensibilisation, etc. ;
  • Les rapports de suivi et procès-verbaux.


D’autres documents pourront également être fournis selon les besoins et demandes du/de la consultant.e.


3. MISE EN ŒUVRE DE LA MISSION


3.1. Equipe de l’évaluation

L’équipe de l’évaluation sera composée a minima de deux consultant.es senior aux profils complémentaires suivants :


Expert.e 1: Le/la consultant.e principal.e doit être un cadre de développement de niveau Master en gestion de projets avec une spécialisation en évaluation de projets, ou équivalent.

Il/elle devra justifier d’une expérience significative (au moins 5 ans) en matière d’évaluation de projets de développement, idéalement financés par des bailleurs institutionnels. Il/elle doit en outre disposer d’une bonne connaissance du contexte tchadien.

 

Expert.e 2 : Le/la second.e consultant.e doit être titulaire d’un Master en Sciences sociales, économiques ou agronomiques, ou équivalent. Il/elle devra avoir réalisé au moins une évaluation similaire. Il/elle devra justifier d’une expérience en matière d’évaluation de projets de développement agricole ou rural. Il/elle doit en outre disposer d’une bonne connaissance sur les thématiques de la sécurité alimentaire, des filières agricoles, de l’agroécologie, de la gestion des ressources naturelles et/ou du pastoralisme.


Les deux expert.es devront avoir :


  • Une parfaite maîtrise de la langue française (écrit et oral) ;
  • Une maîtrise de la gestion du cycle de projet, du cadre logique et procédures des bailleurs internationaux ;
  • D’excellentes capacités d’analyse, de synthèse et de rédaction ;
  • Des références sur :
  • les outils conçus en précisant le cadre précis dans lequel ils ont été réalisés (suivi-évaluation, conduite de projet, identification, etc., en précisant pour quels projets) ;
  • les capacités de rédaction (documents de projets, notes, rapports, articles, etc.).
  • des expériences professionnelles avérées au Tchad et/ou dans les pays de la région.


Au moins un.e membre de l’équipe d’évaluation doit avoir une maitrise de l’arabe local. Le leader de l’équipe devra être clairement identifié dans la proposition qui sera soumise, il/elle sera l’interlocuteur privilégié pour l’évaluation.

 

 

3.2. Moyens financiers

L’enveloppe financière pour la réalisation de cette évaluation est estimée à un maximum de 28 674 € TTC, couvrant l’ensemble des frais liés à la prestation (honoraires, transports internationaux et locaux, per diem, hébergement, etc.).

Aucun coût supplémentaire ne pourra être ajouté, et les risques éventuels (notamment les modifications de dates de billets d’avion, les retards, ou tout autre imprévu) reposent sur la seule responsabilité du/de la consultant.e et ne seront pas pris en charge par le commanditaire. Les soumissionnaires sont invités à intégrer ces risques dans la construction de leur offre financière.


Les propositions méthodologiques devront être présentées (selon le canevas en Annexe 3) et comprendre un budget prévisionnel détaillé (conforme au modèle présenté en Annexe 2) compris dans cette enveloppe.

 

3.3. Durée et calendrier indicatifs de l’évaluation

Le calendrier (à titre indicatif) de l’évaluation est présenté au sein des termes de référence en pièce jointe.

L’évaluation devra être engagée au plus tard le 1er octobre 2026, et le rapport final soumis au plus tard le 15 décembre 2026.

3.4. Produits attendus

Au terme de leur prestation, les évaluateurs auront à fournir:

  • Une note de cadrage. Cette note fera le point des premières investigations sur la base des lectures documentaires et des premières discussions et échanges avec l’équipe du projet : elle présentera les questions et hypothèses que les évaluateurs traiteront sur le terrain. Elle présentera également le planning prévisionnel des visites et entretiens prévus lors de la mission terrain ainsi que la méthodologie employée.
  • Un mémo de mission qui servira de support pour restituer provisoirement les résultats de l’évaluation au terme de la mission terrain (restitution à chaud) ;
  • Un rapport d’évaluation provisoire (en version électronique) qui sera commenté par les commanditaires suivant la réception dudit rapport ;
  • Un rapport final (en version électronique) comprenant :
    • Un rapport principal (50 pages max) : un rappel rapide de la méthodologie employée ; les observations et résultats de l’évaluation, selon les termes définis plus haut ; l’analyse de l’impact et de la perception par les bénéficiaires, par les institutions et autres acteurs impliqués ; une section dédiée aux leçons apprises, aux innovations et aux bonnes pratiques identifiées (perspective de capitalisation) ; des perspectives et conditions de pérennisation du projet ; des recommandations concrètes, constructives, hiérarchisées et priorisées, liées aux observations et résultats de l’évaluation.
    • Une synthèse (entre 3 et 7 pages max) avec les principales conclusions et recommandations
    • L’ensemble des documents produits écrits (en version électronique).



3.5. Critères de sélection

L’équipe d’évaluateur.rice.s est invitée, en prenant connaissance des présents termes de référence, à faire des propositions techniques et financières (selon les modèles en annexe) pour la réalisation de l’évaluation. La sélection s’effectuera sur la base des critères suivants :


Offre technique

Points

Compréhension des enjeux et objectifs de l’évaluation

10

Qualité de la méthodologie proposée

30

Pertinence du calendrier proposé et de l’organisation

15

Expérience sectorielle et contextuelle

15

SOUS TOTAL

70

Offre financière

Points

SOUS TOTAL

30

NOTE FINALE

100


Les commanditaires se réservent le droit d’organiser un entretien avec les soumissionnaires finalistes, si nécessaire.


3.6. Modalités de soumission

Transmettre une offre technique et financière selon les modèles en Annexe 2 et 3, au plus tard le 15 septembre 2026 comprenant :

  • CV des consultant.es spécifiant leur expérience en matière d’évaluation de projet de développement
  • Méthodologie d’évaluation : outils, calendrier (format en annexe 3)
  • Coûts unitaires en euros (format en annexe 2)
  • Pièces justifiant le rattachement à un bureau d’étude.

L’offre technique (hors CV et annexes) ne devra pas excéder 20 pages. Les CV et références sont à fournir en annexe et ne sont pas comptabilisés dans ce nombre de pages.


L’offre technique et financière (qui ne devra pas dépasser 2 Mo) est à envoyer à :

Seid SULTANE – Directeur exécutif ACORD Tchad=> seid.sultane@gmail.com

Mahamat Moussa ABSAKINE – Directeur programmes ACORD Tchad => mahamatmoussa27@yahoo.fr

Bruno ANGSTHELM, Chargé de mission CCFD-Terre Solidaire => b.angsthelm@ccfd-terresolidaire.org

Et en copie à :

Lucile PONS, Chargée de Cofinancements CCFD-Terre Solidaire => l.pons@ccfd-terresolidaire.org


Les demandes de compléments d’information éventuelles sont à envoyer à:

Lucile PONS => l.pons@ccfd-terresolidaire.org


Toute réponse des commanditaires de l’évaluation à des éventuelles demandes d’informations complémentaires sera communiquée à l’ensemble des équipes d’évaluateurs soumissionnant, pour garantir une égalité de traitement entre tou.te.s.


Les offres rédigées principalement à l’aide de l’intelligence artificielle (IA), sans contribution humaine significative, sans compréhension du contexte ou sans adéquation avec l’expérience des soumissionnaires seront pénalisées. Tout le contenu doit refléter fidèlement le travail, les connaissances et le contexte des consultante.s. L’utilisation abusive de l’IA et la soumission de contenus générés par l’IA non vérifiés entraîneront la disqualification.


  • Modalités financières

 

Un seul et unique contrat (en Euros) sera signé entre l’équipe d’évaluateurs (et non un contrat par évaluateur) et le CCFD-Terre Solidaire. Le CCFD-Terre Solidaire ne sera pas responsable de la répartition financière entre les évaluateurs et ne pourra être impliqué dans les négociations entre les évaluateurs concernant la répartition financière. Le CCFD-Terre Solidaire ne traitera qu’avec une et une seule entité, l’équipe d’évaluation, via le leader de l’équipe (comme décrit au point 3.1)

Le paiement de la prestation s’effectuera en 2 tranches distinctes :

  • 60% à la signature du contrat ;
  • 40% après validation du rapport final.



Les différentes annexes mentionnées font parties intégrantes des Termes de référence en pièce jointe.

À télécharger

Termes de référence - Evaluation finale externe GMV